Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 11 ans, avait livré ses résultats: elles ont été étranglées et Nathalie a été violée.
"Il est à peu près certain qu'elles sont mortes le jour même de leur enlèvement", a déclaré lors d'une conférence de presse Anne Bourguignont, procureur du roi de Liège, en précisant que Stacy ne portait "aucune lésion évocatrice d'un viol" et que l'étranglement avait été effectué "apparemment avec les mains".
Les corps en décomposition des deux fillettes disparues le 10 juin dernier alors qu'elles jouaient la nuit dans la rue ont été découverts dans un collecteur d'eaux usées situé le long d'une voie ferrée après trois semaines de recherches.
Même si tous les Belges, qui vivent encore dans la hantise de l'affaire Dutroux, s'attendaient à apprendre qu'elles n'étaient pas mortes par accident, cette confirmation alourdit encore le climat de tristesse qui règne dans le pays.
La justice belge entend rester silencieuse jusqu'à la transmission, la semaine prochaine, des résultats des tests ADN et sur les insectes retrouvés sur les corps, qui permettront de déterminer la date exacte de la mort.
Forts des premiers résultats de l'autopsie, les enquêteurs vont pouvoir poursuivre leur travail en concentrant leurs efforts sur le seul suspect, Abdallah Aït Oud, un Belge d'origine marocaine âgé de 38 ans libéré début 2006.
"INDICES SÉRIEUX"
Un nombre impressionnant d'indices l'accablent, ce qui explique son maintien en détention préventive, qui a été confirmé jeudi par la chambre des mises en accusation de Liège.
"Je peux vous dire qu'il y a des indices sérieux de culpabilité à charge de M. Aït Oud Abdallah", a dit Bourguignont, qui a annoncé que la saisine du juge d'instruction, jusqu'à présent limitée à l'enlèvement et à la séquestration, "va être étendue à viol et assassinat".
Les fillettes ont disparu lors d'une fête organisée dans une rue d'un quartier populaire de Liège, dans l'Est de la Belgique, alors que leurs parents étaient attablés dans un café.
Aït Oud, qui vit à quelques mètres du bar "Les "Armuriers", se trouvait dans cet établissement dans la nuit du 9 au 10 juin et a quitté les lieux en même temps qu'elles disparaissaient.
Le talus de chemin de fer où les fillettes ont été retrouvées est situé à quelques centaines de mètres à peine de son domicile et il fallait une bonne connaissance des lieux pour introduire les corps de Stacy et Nathalie dans le collecteur.
Le suspect s'est présenté quatre jours après les faits à la police en affirmant qu'il ne savait pas être recherché par les autorités, une information totalement démentie par son amie, qui affirme le lui avoir dit dès le 10 juin.
L'homme s'était rasé les cheveux et, selon Bourguignont, portait "de nombreuses traces d'égratignures et d'éraflures" qui pourraient avoir été causées par les ronces présentes sur le talus du chemin de fer où les corps étaient cachés.
Les enquêteurs ont dû faire appel à un matériel spécial de débroussaillage pour accéder au collecteur d'eaux usées.
Le procureur du roi de Liège n'a pas voulu en dire plus, notamment pour ne pas dévoiler certains éléments de l'enquête.
"Le principal suspect a la télévision, les journaux", a-t-elle expliqué lors de sa conférence de presse.
LOURDS ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES
Ses antécédents judiciaires sont également pris en charge.
L'homme, qui vit de l'assistance sociale, a été condamné en 1994 pour des viols répétés sur sa nièce de 14 ans, viols qui ont commencé lorsque la petite fille n'avait que six ans.
A peine sorti de prison, en 1997, il retrouve la prison après un vol et c'est peu après sa libération conditionnelle, en 2001, que les faits les plus graves ont été commis.
Il est alors condamné à cinq ans de prison pour un enlèvement en voiture suivi de viol qui s'était déroulé de manière extrêmement violente, puisqu'il avait frappé sa victime de 14 ans avec une pierre pour l'embarquer dans son véhicule.
Présenté par la police de Liège comme "un psychopathe qui n'a pas le sens du bien et du mal", il a été libéré début 2006.
L'homme est décrit comme "coriace" par les enquêteurs: il n'a jamais avoué un forfait avant d'être placé devant les preuves, ce qui explique le flegme de la justice belge.
"Il nie toujours, ça c'est certain", a dit Bourguignont, qui a annoncé que le seul suspect serait à nouveau interrogé dans les prochains jours pour être confronté à ces éléments.
Cette affaire risque de faire remonter à la surface la colère de la population contre des actes de pédophiles déjà condamnés pour des viols et laissés sans surveillance.
Il y a dix ans, en août 1996, la police belge mettait au jour les cadavres de Julie, Melissa, Ann et Eefje enterrées dans les jardins de différentes propriétés de Marc Dutroux.
En 1996, l'incurie de la justice et de la police belges, qui avaient toutes les données en mains pour l'arrêter, avait suscité l'indignation des Belges, provoquant une "marche blanche" de 300.000 personnes dans les rues de Bruxelles.
En juin 2004, Dutroux avait été condamné à la prison à vie.
Dans le cas de Stacy et de Nathalie, la police et la justice ont effectué leur travail avec rapidité après l'enlèvement, mais la question du suivi des pédophiles multirécidivistes se pose: le principal suspect n'avait aucune obligation de suivi judiciaire ou médical, malgré ses lourds antécédents.
"Il est à peu près certain qu'elles sont mortes le jour même de leur enlèvement", a déclaré lors d'une conférence de presse Anne Bourguignont, procureur du roi de Liège, en précisant que Stacy ne portait "aucune lésion évocatrice d'un viol" et que l'étranglement avait été effectué "apparemment avec les mains".
Les corps en décomposition des deux fillettes disparues le 10 juin dernier alors qu'elles jouaient la nuit dans la rue ont été découverts dans un collecteur d'eaux usées situé le long d'une voie ferrée après trois semaines de recherches.
Même si tous les Belges, qui vivent encore dans la hantise de l'affaire Dutroux, s'attendaient à apprendre qu'elles n'étaient pas mortes par accident, cette confirmation alourdit encore le climat de tristesse qui règne dans le pays.
La justice belge entend rester silencieuse jusqu'à la transmission, la semaine prochaine, des résultats des tests ADN et sur les insectes retrouvés sur les corps, qui permettront de déterminer la date exacte de la mort.
Forts des premiers résultats de l'autopsie, les enquêteurs vont pouvoir poursuivre leur travail en concentrant leurs efforts sur le seul suspect, Abdallah Aït Oud, un Belge d'origine marocaine âgé de 38 ans libéré début 2006.
"INDICES SÉRIEUX"
Un nombre impressionnant d'indices l'accablent, ce qui explique son maintien en détention préventive, qui a été confirmé jeudi par la chambre des mises en accusation de Liège.
"Je peux vous dire qu'il y a des indices sérieux de culpabilité à charge de M. Aït Oud Abdallah", a dit Bourguignont, qui a annoncé que la saisine du juge d'instruction, jusqu'à présent limitée à l'enlèvement et à la séquestration, "va être étendue à viol et assassinat".
Les fillettes ont disparu lors d'une fête organisée dans une rue d'un quartier populaire de Liège, dans l'Est de la Belgique, alors que leurs parents étaient attablés dans un café.
Aït Oud, qui vit à quelques mètres du bar "Les "Armuriers", se trouvait dans cet établissement dans la nuit du 9 au 10 juin et a quitté les lieux en même temps qu'elles disparaissaient.
Le talus de chemin de fer où les fillettes ont été retrouvées est situé à quelques centaines de mètres à peine de son domicile et il fallait une bonne connaissance des lieux pour introduire les corps de Stacy et Nathalie dans le collecteur.
Le suspect s'est présenté quatre jours après les faits à la police en affirmant qu'il ne savait pas être recherché par les autorités, une information totalement démentie par son amie, qui affirme le lui avoir dit dès le 10 juin.
L'homme s'était rasé les cheveux et, selon Bourguignont, portait "de nombreuses traces d'égratignures et d'éraflures" qui pourraient avoir été causées par les ronces présentes sur le talus du chemin de fer où les corps étaient cachés.
Les enquêteurs ont dû faire appel à un matériel spécial de débroussaillage pour accéder au collecteur d'eaux usées.
Le procureur du roi de Liège n'a pas voulu en dire plus, notamment pour ne pas dévoiler certains éléments de l'enquête.
"Le principal suspect a la télévision, les journaux", a-t-elle expliqué lors de sa conférence de presse.
LOURDS ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES
Ses antécédents judiciaires sont également pris en charge.
L'homme, qui vit de l'assistance sociale, a été condamné en 1994 pour des viols répétés sur sa nièce de 14 ans, viols qui ont commencé lorsque la petite fille n'avait que six ans.
A peine sorti de prison, en 1997, il retrouve la prison après un vol et c'est peu après sa libération conditionnelle, en 2001, que les faits les plus graves ont été commis.
Il est alors condamné à cinq ans de prison pour un enlèvement en voiture suivi de viol qui s'était déroulé de manière extrêmement violente, puisqu'il avait frappé sa victime de 14 ans avec une pierre pour l'embarquer dans son véhicule.
Présenté par la police de Liège comme "un psychopathe qui n'a pas le sens du bien et du mal", il a été libéré début 2006.
L'homme est décrit comme "coriace" par les enquêteurs: il n'a jamais avoué un forfait avant d'être placé devant les preuves, ce qui explique le flegme de la justice belge.
"Il nie toujours, ça c'est certain", a dit Bourguignont, qui a annoncé que le seul suspect serait à nouveau interrogé dans les prochains jours pour être confronté à ces éléments.
Cette affaire risque de faire remonter à la surface la colère de la population contre des actes de pédophiles déjà condamnés pour des viols et laissés sans surveillance.
Il y a dix ans, en août 1996, la police belge mettait au jour les cadavres de Julie, Melissa, Ann et Eefje enterrées dans les jardins de différentes propriétés de Marc Dutroux.
En 1996, l'incurie de la justice et de la police belges, qui avaient toutes les données en mains pour l'arrêter, avait suscité l'indignation des Belges, provoquant une "marche blanche" de 300.000 personnes dans les rues de Bruxelles.
En juin 2004, Dutroux avait été condamné à la prison à vie.
Dans le cas de Stacy et de Nathalie, la police et la justice ont effectué leur travail avec rapidité après l'enlèvement, mais la question du suivi des pédophiles multirécidivistes se pose: le principal suspect n'avait aucune obligation de suivi judiciaire ou médical, malgré ses lourds antécédents.